Documents complémentaires:
De nos jours, la société
se divise de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes
diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat. (...).
Les marchés
s'agrandissaient sans cesse : la demande croissait toujours. La vapeur et la
machine révolutionnèrent la production industrielle. La grande industrie
moderne supplanta la manufacture; la moyenne bourgeoisie industrielle céda la
place aux millionnaires de l'industrie, aux chefs de véritables armées
industrielles, aux bourgeois modernes.
La grande industrie a créé
le marché mondial, préparé par la découverte de l'Amérique. Le marché mondial
accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des
voies de communication. Ce développement réagit à son tour sur l'extension de
l'industrie; et, au fur et a mesure que l'industrie, le commerce, la
navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait,
décuplant ses capitaux.
À mesure que grandit la
bourgeoisie se développe aussi le prolétariat, la classe des ouvriers modernes
qui ne vivent qu’à la condition de trouver du travail et qui n’en trouvent que
si leur travail accroît le capital. Ces ouvriers, contraints de se vendre au
jour le jour, sont une marchandise, un article de commerce comme un autre.
L’extension du machinisme et la division du travail ont fait perdre au travail
des prolétaires tout caractère d’autonomie. L’ouvrier devient le simple
accessoire de la machine.
Vous vous révoltez parce
que nous voulons abolir la propriété privée. Mais dans votre société actuelle,
la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres. En un mot
vous nos reprochez de vouloir abolir votre propriété. Effectivement, c’est cela
que nous voulons.
Le but immédiat des
communistes est le même que celui de tous les ouvriers : renversement de
la domination bourgeoisie, conquête du pouvoir politique par le prolétariat.
En somme, les communistes
appuient en tous pays tout mouvement révolutionnaire contre l’ordre social et
politique existant.
Les communistes ne
s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament
ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement
violent de tout l’ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent à
l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’y ont rien à perdre
que leurs chaînes. Ils ont un monde à y gagner.
Prolétaires de tous les
pays, unissez-vous !
Karl Marx et Friedrich Engels, 1848.
1) Présentez le document
2) Quel système économique est dénoncé dans ce manifeste ?
Pourquoi ?
3) Quelles sont les deux classes sociales opposées par Karl
Marx ?
4) Quelle solution préconisent les auteurs de ce
texte pour mettre fin à la lutte de classes ? Quel nom donnent-ils à leur
projet ?
Document, le discours
libéral
Interview d’un patron français libéral, Henri Schneider
en 1897 :
Sur les crises
économiques et le chômage :
C’est un mal nécessaire,
on n’y peut absolument rien ! La production dépend d’un courant dont on ne
peut prévoir ni la durée ni le développement !
Sur l’intervention de
l’Etat dans l’industrie :
Très mauvaise, très
mauvaise ! Je ne l’admets pas. C’est comme la réglementation du travail
des enfants et des femmes, on met des obstacles inutiles, trop étroits,
nuisibles, on décourage les patrons d’employer.
Sur la diminution de la
journée de travail :
Oh ! Je veux bien. Je
serais le premier à en profiter, car je travaille moi-même plus de dix heures
par jour… seulement les salaires diminueront ou le prix des produits
augmentera. Pour moi, la vérité, c’est qu’un ouvrier peut très bien travailler
dix heures par jour et qu’on doit le laisser libre de travailler davantage si
cela lui fait plaisir. »
Extraits de Jules Huret, Enquête sur la question sociale en Europe, 1897.
1)
Présentez le document. Dans quel contexte cet
interview est-elle donnée ? 2) Quelle thèse est défendue par l’auteur ? Complétez le titre du document
3) Quels sont ses arguments ?
Différentes phases de la période
1850-1873 : période
de croissance dans le cadre de la 1ère industrialisation.
1873-1896 :
« La Grande Dépression » : elle débute en 1873 par une crise
financière. C’est la première grande crise du capitalisme industriel.
Type de crise inédit : la crise affecte d’abord la
finance, ce qui provoque des faillites industrielles et du chômage, avant de
s’étendre à l’ensemble des économies par l’intermédiaire des relations
commerciales et financières (crédit entre pays).
Origine : Vienne. Effondrement boursier le 8 mai 1873.
Causé par la spéculation. Faillite de plusieurs banques. (spéculation =
l'action de prévoir les évolutions des marchés et d'y effectuer des opérations
d'achat et de vente en conséquence, de façon à retirer des bénéfices du seul
fait des évolutions des marchés.)
Ces faillites ont des conséquences sur les branches majeures
de la 1ère industrialisation : sidérurgie et chemins de fer très
dépendants des financements bancaires.
Chômage massif.
L'agriculture est aussi touchée en Europe car à cause de la
concurrence des "pays neufs" (Argentine, Canada, Australie…) les prix
des produits agricoles baissent.
Pour répondre à la crise, les Etats décident (sauf le
Royaume-Uni) de protéger leurs économies en relevant leurs tarifs douaniers
(protectionnisme).
1896-1914 :
croissance. Reprise grâce aux secteurs de la seconde industrialisation
(automobile, électricité…).
1914-1918 :
1ère GM. Brise la croissance née de la 2nde
industrialisation.
1918-1929 :
regain de croissance. Marqué par la nécessaire reconstruction. Donc hausse de
la production. Reprise de la consommation après des années de privation.
1939-1945 : 2nde
Guerre mondiale
1945-1973 :
Les Trente Glorieuses. (expression de l’économiste Jean Fourastié) Période de
prospérité. Croissance économique atteint un taux sans précédent. Plein emploi.
Progression du niveau de vie. Explosion démographique (baby-boom).
Triomphe de la société de consommation : nouvelles
formes de distribution (supermarchés dans les ann 60), publicité, équipement
ménager, développement du crédit.
Mais inégalités persistantes, même dans pays développés.
Facteurs de la croissance = pop active tjs + nbreuse et
qualifiée (baby-boom), innovations, reconstruction après-guerre, matières 1ères
à faible coût.
1973 à nos jours : 1973 = choc pétrolier. Début d’une crise brutale. Causée par une guerre au Proche-Orient qui entraîne une forte hausse du prix du pétrole. Cette hausse se répercute sur l’ensemble de l’économie (carburants bien sûr mais aussi tous les biens de consommation qui nécessitent cette énergie). Les entreprises ralentissent donc leur activité, le nb de chômeurs augmente. Une dépression de longue durée s’installe alors. Touche tous les pays, notamment PMA qui doivent acheter à la fois leur énergie et leurs produits manufacturés.
Rythme de la croissance : cyclique. Alternance entre
période de prospérité et période de crise.



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