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lundi 15 septembre 2014

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Documents complémentaires:



De nos jours, la société se divise de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat. (...).
Les marchés s'agrandissaient sans cesse : la demande croissait toujours. La vapeur et la machine révolutionnèrent la production industrielle. La grande industrie moderne supplanta la manufacture; la moyenne bourgeoisie industrielle céda la place aux millionnaires de l'industrie, aux chefs de véritables armées industrielles, aux bourgeois modernes.
La grande industrie a créé le marché mondial, préparé par la découverte de l'Amérique. Le marché mondial accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des voies de communication. Ce développement réagit à son tour sur l'extension de l'industrie; et, au fur et a mesure que l'industrie, le commerce, la navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait, décuplant ses capitaux.
À mesure que grandit la bourgeoisie se développe aussi le prolétariat, la classe des ouvriers modernes qui ne vivent qu’à la condition de trouver du travail et qui n’en trouvent que si leur travail accroît le capital. Ces ouvriers, contraints de se vendre au jour le jour, sont une marchandise, un article de commerce comme un autre. L’extension du machinisme et la division du travail ont fait perdre au travail des prolétaires tout caractère d’autonomie. L’ouvrier devient le simple accessoire de la machine.
Vous vous révoltez parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais dans votre société actuelle, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres. En un mot vous nos reprochez de vouloir abolir votre propriété. Effectivement, c’est cela que nous voulons.
Le but immédiat des communistes est le même que celui de tous les ouvriers : renversement de la domination bourgeoisie, conquête du pouvoir politique par le prolétariat.
En somme, les communistes appuient en tous pays tout mouvement révolutionnaire contre l’ordre social et politique existant.
Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’y ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à y gagner.
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
Karl Marx et Friedrich Engels, 1848.


1) Présentez le document
2) Quel système économique est dénoncé dans ce manifeste ? Pourquoi ?

3) Quelles sont les deux classes sociales opposées par Karl Marx ?
4)  Quelle solution préconisent les auteurs de ce texte pour mettre fin à la lutte de classes ? Quel nom donnent-ils à leur projet ?


Document, le discours libéral
Interview d’un patron français libéral, Henri Schneider en 1897 :

Sur les crises économiques et le chômage :
C’est un mal nécessaire, on n’y peut absolument rien ! La production dépend d’un courant dont on ne peut prévoir ni la durée ni le développement !
Sur l’intervention de l’Etat dans l’industrie :
Très mauvaise, très mauvaise ! Je ne l’admets pas. C’est comme la réglementation du travail des enfants et des femmes, on met des obstacles inutiles, trop étroits, nuisibles, on décourage les patrons d’employer.
Sur la diminution de la journée de travail :
Oh ! Je veux bien. Je serais le premier à en profiter, car je travaille moi-même plus de dix heures par jour… seulement les salaires diminueront ou le prix des produits augmentera. Pour moi, la vérité, c’est qu’un ouvrier peut très bien travailler dix heures par jour et qu’on doit le laisser libre de travailler davantage si cela lui fait plaisir. »
Extraits de Jules Huret, Enquête sur la question sociale en Europe, 1897.

1)      Présentez le document. Dans quel contexte cet interview est-elle donnée ? 
2)      Quelle thèse est défendue par l’auteur ? Complétez le titre du document
3)      Quels sont ses arguments ?

 

Différentes phases de la période


1850-1873 : période de croissance dans le cadre de la 1ère industrialisation.

1873-1896 : « La Grande Dépression » : elle débute en 1873 par une crise financière. C’est la première grande crise du capitalisme industriel.

Type de crise inédit : la crise affecte d’abord la finance, ce qui provoque des faillites industrielles et du chômage, avant de s’étendre à l’ensemble des économies par l’intermédiaire des relations commerciales et financières (crédit entre pays).

Origine : Vienne. Effondrement boursier le 8 mai 1873. Causé par la spéculation. Faillite de plusieurs banques. (spéculation = l'action de prévoir les évolutions des marchés et d'y effectuer des opérations d'achat et de vente en conséquence, de façon à retirer des bénéfices du seul fait des évolutions des marchés.)

Ces faillites ont des conséquences sur les branches majeures de la 1ère industrialisation : sidérurgie et chemins de fer très dépendants des financements bancaires.

Chômage massif.

L'agriculture est aussi touchée en Europe car à cause de la concurrence des "pays neufs" (Argentine, Canada, Australie…) les prix des produits agricoles baissent.

Pour répondre à la crise, les Etats décident (sauf le Royaume-Uni) de protéger leurs économies en relevant leurs tarifs douaniers (protectionnisme).

1896-1914 : croissance. Reprise grâce aux secteurs de la seconde industrialisation (automobile, électricité…).

1914-1918 : 1ère GM. Brise la croissance née de la 2nde industrialisation.

1918-1929 : regain de croissance. Marqué par la nécessaire reconstruction. Donc hausse de la production. Reprise de la consommation après des années de privation.

1939-1945 : 2nde Guerre mondiale

1945-1973 : Les Trente Glorieuses. (expression de l’économiste Jean Fourastié) Période de prospérité. Croissance économique atteint un taux sans précédent. Plein emploi. Progression du niveau de vie. Explosion démographique (baby-boom).

Triomphe de la société de consommation : nouvelles formes de distribution (supermarchés dans les ann 60), publicité, équipement ménager, développement du crédit.

Mais inégalités persistantes, même dans pays développés.

Facteurs de la croissance = pop active tjs + nbreuse et qualifiée (baby-boom), innovations, reconstruction après-guerre, matières 1ères à faible coût.

1973 à nos jours : 1973 = choc pétrolier. Début d’une crise brutale. Causée par une guerre au Proche-Orient qui entraîne une forte hausse du prix du pétrole. Cette hausse se répercute sur l’ensemble de l’économie (carburants bien sûr mais aussi tous les biens de consommation qui nécessitent cette énergie). Les entreprises ralentissent donc leur activité, le nb de chômeurs augmente. Une dépression de longue durée s’installe alors. Touche tous les pays, notamment PMA qui doivent acheter à la fois leur énergie et leurs produits manufacturés.

Rythme de la croissance : cyclique. Alternance entre période de prospérité et période de crise. 


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